Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 13:46
Vu ce matin sur la porte d'un des WC situé à l'étage où se trouve mon bureau...


"C'est répugnant
Comment peut-on laisser ça comme ça ?"

Alors je me demande : c'est ça l'égalité des sexes ? Ben oui, un peu naïvement j'avais tendance à penser que les hommes sont parfois un peu plus cra-cra au petit coin que nous autre les filles. Hé bien je crois que j'avais tort. Force m'est de constater que les femmes non seulement sont égales vis-à-vis de l'hygiène douteuse mais parfois même surpassent leurs congénères mâles.
Traces de frein au fond de la cuvette, abandon de petites ou grosses commissions (c'est le cas du jour), tampons et serviettes balancés dans les cuvettes alors qu'il y a des sachets et des poubelles exprès pour, bref, un large éventail de joyeusetés.
Comme beaucoup (je dis beaucoup parce que celles qui laissent ce genre de cadeaux ne sont forcément pas concernées) je suis dégoûtée de ce genre d'attitudes. Mais surtout je me demande à quoi cela ressemble chez elles ? Non sérieux, vous imaginez deux minutes ? Sans parler des trucs vus dans des toilettes publics/restos/camping comme des langes chargés abandonnés à même le sol (ou des serviettes, ou des tampons) ou des cuvettes arrosées copieusement d'urine partout autour ce qui les rends du coup impraticable sauf avec des bottes de pêches, ou d'autres choses encore bien dégueux.
Sérieusement, c'est comme cela qu'on se distingue ?

Non seulement c'est dégueulasse pour celles qui passent après mais je trouve vraiment honteux de laisser un endroit comme ça dans un état pareil sachant que tous les soirs, les nettoyeurs et nettoyeuses de tous ces lieux vont devoir retenir leur répugnance, sans parler du sentiment d'humiliation, et rendre une apparence décente à ces endroits.

Les femmes me bouleversent souvent par leurs actions, leur volonté, leur courage, leur engagement, mais parfois, certaines me pousse à m'interroger sur notre nature profonde...
Par Shayla
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 09:35
Cet automne, j'ai eu une nouvelle lubie : avoir un potager.

Mais la taille du jardinet de ma maison ne me le permettait pas. Alors que j'aurais dû trouver la solution depuis bien longtemps, j'ai mis un temps infini avant qu'une évidence ne m'apparaisse. Quelle utilité d'avoir une belle-famille d'agriculteurs si on ne peut pas profiter d'un ou deux avantages ?
J'ai donc pris mon courage à deux mains et demandé à mon beau-père s'il accepterait de me prêter un bout de champ ou n'importe quel coin de terre accessible avec un véhicule. A ma grande surprise, j'ai reçu une réponse positive, sans réserves sur la taille, mais avec un petit sourire en coin tout de même indiquant bien le scepticisme ambiant par rapport à mes nouvelles ambitions. A sa décharge, il est vrai que je travaille à cent pour cent, que nous sommes en train de transformer notre ferme et que nous exécutons la plupart des travaux nous-mêmes et surtout que ma migraine chronique me laisse souvent sur le carreau. Il en a donc facilement déduit que je n'y arriverais pas. Les années prochaines lui donneront tort ou raison, nous verrons.

Après avoir acheté des mètres de clôture, obligé Moitiédemoncoeur à bétonner des dizaines de piquets, passé le motoculteur, tracé des carreaux et des chemins plus ou moins droits, mon potager est né. 
Depuis Pâques, j'y passe au moins un soir sur deux et je suis extatique devant la pousse de mes pommées et de mes feuilles de chênes. Sans parler de mes radis et de mes carottes sorties de terres et qui grandissent à vue d'oeil. Je salive en sentant l'odeur du céleri pomme et je regarde la course vers les hauteurs de mes petits pois et haricots. Je jubile à l'idée de planter mes plants de tomates, poivrons, aubergines, courgettes et pâtissons ce week-end.
Enfin, à ma grande surprise, l'arrachage quotidien de la mauvaise herbe et l'aération de la terre ne me posent pas tant de soucis que ce que je pensais. Evidemment, à peine enlevée, elle repousse, mais je m'en fiche un peu. Je retrouve des sensations enfantines à gratter la terre, à y enfouir mes doigts et à finir par la caresser. Je ne m'attends pas cette année à une énorme récolte mais j'ai trouvé un nouveau moyen de m'évader sans prendre l'avion ou le train pour des destinations inconnues. Et moi qui aime tant les odeurs, les sons et les couleurs, je suis servie. Champs de colza en fleurs juste à côté, terre chauffée par le soleil, herbe fraîchement coupée, ciels toujours différents, chevreuil qui vient brouter le soir à l'orée du bois, coucous et merles qui chantent sans jamais se fatiguer, des tas de petits bonheurs, encore.





J'ai descendu dans mon jardin (bis)
Pour y cueillir du romarin
Gentil coquelicot, Mesdames
  Gentil coquelicot nouveau
J'n'en avais pas cueilli trois brins (bis)
Qu'un rossignol vint sur ma main
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot
Il me dit trois mots en latin (bis)
Que les hommes ne valent rien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Que les hommes ne valent rien (bis)
Et les garçons encore moins bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Des dames, il ne me dit rien (bis)
Mais des d'moiselles beaucoup de bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Par Shayla - Publié dans : Les Bonbecs
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 14:31
Ce matin, terrassée par une migraine, je n'ai pas pu aller travailler très tôt et il m'a fallu un temps infini pour me préparer. Sur ma route (longue et à travers la campagne) j'ai pris plaisir à voir les couleurs des arbres, des champs de colza, des fleurs dans les villages et surtout des nombreux lilas éclatants. J'ai eu envie d'un bouquet de leurs fleurs odorantes. Mais j'ai réalisé que demain, je n'aurais pas l'occasion d'en acheter au marché et cela m'a rendue un peu triste, j'avais tellement envie de respirer leur parfum et de contempler leur couleur.
Je suis arrivée au travail. Et là, une de mes collègues vient vers moi avec un magnifique bouquet de lilas, qu'elle avait cueilli le matin même dans son jardin, juste pour moi. La vie vous offre parfois des cadeaux merveilleux. J'aime énormément la jeune femme qui vient de me faire celui-ci et ce geste m'a tellement touché. Dans ces moments, je réalise combien j'ai de la chance et à quel point les petits bonheurs sont importants et méritent d'être relevés. Oui, avoir des collègues gentilles, avec lesquelles je passe de bons moments, qui savent me remonter le moral ou avoir des gestes généreux ou désintéressés est précieux. Nous sommes une dizaine à partager nos repas tous les jours et à faire de ces moments des instants plaisants, comme autour d'une table de famille. Pas de cancans sur le dos d'autres collègues, pas de jalousies, juste des moments drôles à nous raconter des petits instants de vie sans non plus nous dévoiler complètement . Et une ambiance comme celle-ci compte.
L'été dernier j'ai perdu deux amis l'un après l'autre très brusquement, l'un alors qu'il était en pleine rémission de cancer et l'autre dans un accident d'avion absurde où lui seul a perdu la vie. Tous les deux étaient des personnalités marquantes, portés vers les autres et solaires. De tout ce que j'ai pu apprendre d'eux, une chose en particulier me tient à coeur. Apprécier l'instant présent. Pas juste le moment de vie, non, chaque journée. Hier matin, un lièvre a traversé devant moi et j'ai pensé que c'était magique de voir un lièvre à l'aube au bord d'un champ. Tous les jours, lorsque je sors de chez moi, je regarde les tulipes du jardinet devant ma porte et j'apprécie leurs couleurs. J'essaie de me livrer le plus souvent possible à l'exercice. En ville, je croise des regards, des enfants, des situations qui me font sourire, rire ou qui m'étonnent et j'essaie de les marquer dans ma mémoire, même pour un court instant, comme des instants de bonheur. Ne vous méprenez pas, je n'y arrive pas tout le temps. Bien entendu, j'ai des mouvements d'humeur, des moments de découragement ou de cafard et souvent aussi une grande révolte par rapport au monde et à son évolution actuelle. Ma vie n'est ni tout en rose, ni idyllique, ni hors du commun. Mais respirer une fleur et apprécier son parfum, savourer une tasse de thé, m'obstiner à ramasser les escargots et les vers de terre et à les mettre dans un coin d'herbe plutôt qu'ils ne se fassent écraser sur le trottoir détrempé, m'émouvoir d'un sourire ou d'une marque d'affection, tout ça j'essaie de le faire et d'en apprécier le moment. Cela me fait du bien et, à de nombreuses reprises, cela m'a aidé à traverser des moments pas très amusants de mon existence. Je suis peut être un peu "dingo", non ?


Par Shayla - Publié dans : Les Bonbecs
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 15:55
Persil c'est un petit matou noir et blanc absolument adorable. Il est né à la ferme il y a 4 ans bientôt. C'est ce qu'on appelle un chat-chien. Un chat qui vous suit partout, qui est toujours dans vos jambes, qui arrive en courant dès qu'il entend la voiture arriver ou la porte s'ouvrir. Il dort au soleil sur le seuil en pierre de la maison. Il squatte également le bord de la fenêtre de la cuisine. Il n'est jamais très loin. Et pourtant. Depuis 3 jours, il a disparu. Plus de petite truffe noire derrière la vitre. Plus de chat dans les jambes qui manque de me faire tomber à force de se frotter. Plus de petit derrière qui se dandine en trottinant devant moi. Persil n'est pas un fugueur, ni un chasseur hors pair. Il est castré et ne montre aucun intérêt à courir les demoiselles félines. Il n'a jamais manqué un repas en 4 ans. Son absence est insupportable.Pistache, sa camarade de jeu s'est installée sur la marche de la porte d'entrée, là où il a l'habitude de se tenir et elle le cherche. Et moi j'ère comme une âme en peine. Je le cherche jusque tard dans la nuit et je me lève aux aurores pour le retrouver. Je fais la tournée des voisins. Mais rien. Et mon coeur est en morceau. J'aime les chats, infiniment. Mais en perdre un fait tellement mal. Persil, tu me manques.
Par Shayla
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 10:43
Bon, voilà, ça, c'est fait...

Alors que je ne vais d'habitude que très rarement sur des sites de vente en ligne (et je sais pourquoi...) hé bien hier soir j'ai fait la tournée.. et j'ai déniché des chaussures qui vont faire hurler de rire mon entourage mais je m'en fous, moi je les aime déjà...

Les voilà :



La totale en cul-cul la praline mais j'ai juste super hâte de les recevoir ! (Marque Raxmax - trouvées sur AchatVip.com)

Et j'ai déniché une adorable blouse/tunique à frou-frou bleue avec impression glycine trop kitsch romantique mais là-aussi j'assume. Même quand Moitiédemoncoeur a fait "Ourf... Heu bon si t'es sûre..."

Pour m'achever, une amie m'a fait remarquer qu'il y avait des Aubaines sur le site français de la R. et zou, encore des dépenses super-utiles uniquement dans mon esprit de compulsive... Bon c'est l'effet printemps.

Et vous, des achats ?
Par Shayla - Publié dans : Les Farfouilles
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