Vendredi 22 mai 2009
Depuis hier, une méchante migraine s'en prend à moi (je dis méchante, mais cette nuit j'ai tellement dégusté que j'ai hésité à me faire hospitaliser, réflexion exceptionnelle chez moi). Toutefois, j'ai tout de même profité d'une partie de ma journée :-).

Bonheurs d'hier :

dans mon potager :
- j'ai pu enlever une bonne partie des mauvaises herbes (qui avaient bien poussé en 2 semaines, les vilaines)
- j'ai pu récolter les premières feuilles de cotes de bettes et j'ai eu le plaisir de les déguster à midi
- un lièvre m'a tenu compagnie à bonne distance

Comme je n'étais pas bien du tout dans l'après-midi mais que j'avais besoin de prendre l'air, je me suis allongée sous un grand arbre, à l'abri des regards et j'ai écouté les oiseaux, senti la caresse du vent, et regardé danser les feuilles et les branches au rythme de celui-ci. J'ai décidé d'être une petite fille et j'ai observé une grande fourmi noire qui se promenait.
J'ai profité de cet instant parce que ne rien faire d'autre que d'écouter passer le temps est un luxe et que c'est vraiment, vraiment agréable même quand on souffre.

Mes petits bonheurs d'hier m'ont aidé à surmonter la violente douleur de cette nuit et j'ai essayé de me rappeler que de toute manière, cela finirait par passer. Pour l'instant c'est pas la grande forme mais je peux tout de même écrire un billet entourée de Framboise à ma droite et de Pom à gauche qui ronronnent de concert. Et j'ai eu un immense plaisir à continuer à lire les comms laissé suite à mon billet sur MBDF.
Je vais prendre la journée en douceur et ce sera déjà pas mal.


Pom et Framboise...


Par Shayla - Publié dans : La boîte à bonheurs
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Mercredi 20 mai 2009
Suite à l'article publié ce jour sur le blog d'Hélène   j'ai décidé de créer une nouvelle rubrique "boîte à bonheur" où répertorier mes bonheurs du jour (amusant d'ailleurs, cela me fait penser à ces magnifiques meubles d'époque que l'on appelait des bonheurs du jour...).

Libre à celles et ceux qui me lisent d'en ajouter au grès de leurs envies :-)

Aujourd'hui :

- avoir partagé mes petits bonheurs avec les lectrices de MBDF
- y avoir reçu un écho positif
- avoir mis une jolie tunique bleue à imprimé fleurs de lilas (!) et avoir reçu de gentils compliments à ce sujet
- déguster la journée de soleil qui s'est écoulée
- avoir fait plein de trucs en me levant ce matin, ce qui m'évitera de devoir les faire ce soir :-D
- avoir bu un sirop à la fraise
- au retour une petite fille courait à pieds nus et en costume de bain dans un potager en tenant un arrosoir presque aussi grand qu'elle
- cueilli ma première botte de radis de mon potager crée il y a un mois




En voilà un, de bonheur du jour...
Par Shayla - Publié dans : La boîte à bonheurs
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Lundi 18 mai 2009
Ces dernières semaines les brocantes sont revenues, en même temps que le printemps.

Bien entendu, j'y ai fait un tour. Mais je n'avais pas prévu de ramener autant de choses...
Tout d'abord une boîte ancienne qui va très bien avec celle achetée l'année passée.


(Il s'agit de celle à gauche)



Dans la 2ème brocante, j'ai découvert une collection étonnante de pots à lait et de cafetières. J'aime bien la faïence mais jusqu'à présent, je n'en avais pas acheté. Il faut un début à tout. Au départ, j'ai pris deux pots. La dame qui me les a vendu m'a expliqué qu'il s'agissait de sa collection personnelle, qu'elle ne pouvait plus la garder faute de place car elle venait de déménager par obligation dans un tout petit appartement. Je continue mon chinage et quelques cafetières aperçues au même stand me restent dans la tête. Je réfléchis et j'y retourne. J'en achète trois. Je rentre chez moi et je jardine, mais toute l'après-midi la collection de faïence est dans mon esprit. Finalement, je décide d'y retourner. Et j'en rachète encore une bonne partie. Au final, je me retrouve avec une collection importante (qui va devoir trouver sa place au fur et à mesure que les travaux de transformation de la maison avanceront) alors que je n'aurais pas pensé craquer pour ces articles maintenant. Les brocantes réservent toujours bien des surprises.

Il faut que je précise que je les ai payées une misère ( CHF 5.- pce) et que la dame, tellement heureuse que quelqu'un aime sa collection, m' a également offert trois pots. Elle était tellement touchante. Elle me répétait : "Je suis si contente. Elles seront bien chez vous, j'en suis sûre. Je sais que vous allez en prendre soin". Elle a mis plus de 20 ans à constituer sa collection. Elle faisait les brocantes et les marchés avec son petit-fils. C'est cela aussi que j'adore, ces objets avaient déjà une histoire, mais en plus ils sont chargés de la passion, de l'affection et de la patience qu'elle a mis pour les trouver.


Voici les cafetières, qui ont trouvé place momentanément au-dessus de - paradoxe ! - mes boîtes à thé. Remplaçant ainsi pour un temps mes théières fantaisies.







Les pots :


















Enfin, un dernier pot qui va très bien avec une ancienne théière wegwood reçue il y a très longtemps et une tasse dénichée il y a de nombreuses années. Même si les décors et les productions ne sont pas du tout les mêmes, je trouve que l'ensemble a du charme...




Dire que je n'avais pas l'idée d'acheter quoi que ce soit. Il faudra vraiment que je me calme. Ou que j'ouvre à mon tour une brocante. D'autant plus que j'ai ramené encore quelques autres petites choses. Mais je garde ça pour un autre jour.

Et vous les brocantes ?


Par Shayla - Publié dans : Les Farfouilles
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Jeudi 14 mai 2009
Vu ce matin sur la porte d'un des WC situé à l'étage où se trouve mon bureau...


"C'est répugnant
Comment peut-on laisser ça comme ça ?"

Alors je me demande : c'est ça l'égalité des sexes ? Ben oui, un peu naïvement j'avais tendance à penser que les hommes sont parfois un peu plus cra-cra au petit coin que nous autre les filles. Hé bien je crois que j'avais tort. Force m'est de constater que les femmes non seulement sont égales vis-à-vis de l'hygiène douteuse mais parfois même surpassent leurs congénères mâles.
Traces de frein au fond de la cuvette, abandon de petites ou grosses commissions (c'est le cas du jour), tampons et serviettes balancés dans les cuvettes alors qu'il y a des sachets et des poubelles exprès pour, bref, un large éventail de joyeusetés.
Comme beaucoup (je dis beaucoup parce que celles qui laissent ce genre de cadeaux ne sont forcément pas concernées) je suis dégoûtée de ce genre d'attitudes. Mais surtout je me demande à quoi cela ressemble chez elles ? Non sérieux, vous imaginez deux minutes ? Sans parler des trucs vus dans des toilettes publics/restos/camping comme des langes chargés abandonnés à même le sol (ou des serviettes, ou des tampons) ou des cuvettes arrosées copieusement d'urine partout autour ce qui les rends du coup impraticable sauf avec des bottes de pêches, ou d'autres choses encore bien dégueux.
Sérieusement, c'est comme cela qu'on se distingue ?

Non seulement c'est dégueulasse pour celles qui passent après mais je trouve vraiment honteux de laisser un endroit comme ça dans un état pareil sachant que tous les soirs, les nettoyeurs et nettoyeuses de tous ces lieux vont devoir retenir leur répugnance, sans parler du sentiment d'humiliation, et rendre une apparence décente à ces endroits.

Les femmes me bouleversent souvent par leurs actions, leur volonté, leur courage, leur engagement, mais parfois, certaines me pousse à m'interroger sur notre nature profonde...
Par Shayla
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Mardi 12 mai 2009
Cet automne, j'ai eu une nouvelle lubie : avoir un potager.

Mais la taille du jardinet de ma maison ne me le permettait pas. Alors que j'aurais dû trouver la solution depuis bien longtemps, j'ai mis un temps infini avant qu'une évidence ne m'apparaisse. Quelle utilité d'avoir une belle-famille d'agriculteurs si on ne peut pas profiter d'un ou deux avantages ?
J'ai donc pris mon courage à deux mains et demandé à mon beau-père s'il accepterait de me prêter un bout de champ ou n'importe quel coin de terre accessible avec un véhicule. A ma grande surprise, j'ai reçu une réponse positive, sans réserves sur la taille, mais avec un petit sourire en coin tout de même indiquant bien le scepticisme ambiant par rapport à mes nouvelles ambitions. A sa décharge, il est vrai que je travaille à cent pour cent, que nous sommes en train de transformer notre ferme et que nous exécutons la plupart des travaux nous-mêmes et surtout que ma migraine chronique me laisse souvent sur le carreau. Il en a donc facilement déduit que je n'y arriverais pas. Les années prochaines lui donneront tort ou raison, nous verrons.

Après avoir acheté des mètres de clôture, obligé Moitiédemoncoeur à bétonner des dizaines de piquets, passé le motoculteur, tracé des carreaux et des chemins plus ou moins droits, mon potager est né. 
Depuis Pâques, j'y passe au moins un soir sur deux et je suis extatique devant la pousse de mes pommées et de mes feuilles de chênes. Sans parler de mes radis et de mes carottes sorties de terres et qui grandissent à vue d'oeil. Je salive en sentant l'odeur du céleri pomme et je regarde la course vers les hauteurs de mes petits pois et haricots. Je jubile à l'idée de planter mes plants de tomates, poivrons, aubergines, courgettes et pâtissons ce week-end.
Enfin, à ma grande surprise, l'arrachage quotidien de la mauvaise herbe et l'aération de la terre ne me posent pas tant de soucis que ce que je pensais. Evidemment, à peine enlevée, elle repousse, mais je m'en fiche un peu. Je retrouve des sensations enfantines à gratter la terre, à y enfouir mes doigts et à finir par la caresser. Je ne m'attends pas cette année à une énorme récolte mais j'ai trouvé un nouveau moyen de m'évader sans prendre l'avion ou le train pour des destinations inconnues. Et moi qui aime tant les odeurs, les sons et les couleurs, je suis servie. Champs de colza en fleurs juste à côté, terre chauffée par le soleil, herbe fraîchement coupée, ciels toujours différents, chevreuil qui vient brouter le soir à l'orée du bois, coucous et merles qui chantent sans jamais se fatiguer, des tas de petits bonheurs, encore.





J'ai descendu dans mon jardin (bis)
Pour y cueillir du romarin
Gentil coquelicot, Mesdames
  Gentil coquelicot nouveau
J'n'en avais pas cueilli trois brins (bis)
Qu'un rossignol vint sur ma main
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot
Il me dit trois mots en latin (bis)
Que les hommes ne valent rien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Que les hommes ne valent rien (bis)
Et les garçons encore moins bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Des dames, il ne me dit rien (bis)
Mais des d'moiselles beaucoup de bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Par Shayla - Publié dans : Les Bonbecs
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